En réponse aux différentes rumeurs lancées à propos des atugéens membres du gouvernement tunisien de transition, des rumeurs et des déclarations ayant pour but de mettre en doute leurs capacités à relever les défis qui leur ont été confiés, l’association des Tunisiens des grandes écoles a publié un communiqué.
En effet, l’attention autour de l’ATUGE, qui regroupe quelques 4.500 tunisiens, est grandissante depuis la nomination au gouvernement de 6 ministres tunisiens issues des grandes écoles françaises.
Ce communiqué dresse l’historique de l’ATUGE depuis sa création à Paris et à Tunis, ainsi que ses réalisations tout au long de vingt ans d’activité, notamment les premiers salons de recrutement en Tunisie (depuis 1991) ayant profité à des centaines de diplômés chômeurs en Tunisie. Les débats engagés par les atugéens sur plusieurs sujets économiques et sociaux (employabilité, entreprise familiale, etc.) en présence d’éminentes personnalités économiques et politiques tunisiennes se sont déroulées en général, selon le communiqué, sans langue de bois. Cependant, l’association ne nie pas que ses membres étaient assez timides dans leurs critiques.
Le communiqué insiste par ailleurs sur l’indépendance totale de l’association de toute structure politique, notant qu’elle n’est jamais tombée dans la compromission et l’allégeance. « L’ATUGE ne roule pour personne et n’a roulé pour personne », insiste le communiqué.
Tout en niant avoir eu une sollicitation officielle ou officieuse quelconque pour proposer des noms, l’association précise que trois membres sur les six du gouvernement sont adhérents, et que Sami Zaoui a démissionné du Conseil d’Administration de l’ATUGE le soir même de sa nomination au gouvernement.
L’ATUGE considère d’ailleurs, dans son communiqué, que le choix et la nomination de ces compétences tunisiennes, surtout en cette période de crise, sont, à la fois, légitimes et naturels.
L’association, qui sera plus critique et vigilante vis-à-vis de ces ministres, compte apporter sa contribution à la reconstruction du pays. En effet, plusieurs groupes de travail sont à l’œuvre à Tunis et à Paris sur différents sujets, à savoir l’entreprenariat, le développement régional et la promotion de la Tunisie.
« Jugeons-les sur les actes ! », lance l’ATUGE en défense de ses membres présents au gouvernement de transition, tout en insistant sur ses deux principes fondamentaux, à savoir la sincérité et l’indépendance.










