Mustapha Nabli, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, a prévenu mercredi 23 février 2011, depuis Washington lors d’une conférence de la Fondation Carnegie pour la paix internationale que le pays aurait «besoin de financements» de la communauté internationale dans les prochains mois pour répondre aux aspirations de son peuple, selon l’AFP.
«Il est probable que nos besoins de financement soient en augmentation, à la fois en matière extérieure et budgétaire», a déclaré M. Nabli.
«Nous allons avoir besoin de financements et nous travaillons avec la Banque mondiale, le FMI et d’autres partenaires: la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne, des fonds arabes et ainsi de suite. Nous nous attendons à un soutien qui soit plus élevé que la moyenne», a-t-il souligné.
Interrogé pour donner une idée des montants qu’il espérait, il a répondu qu’il ne donnerait «pas de chiffre aujourd’hui».
«Le grand défi que nous avons aujourd’hui, ce sont les pressions sociales. Avec l’ouverture du système politique, il y a beaucoup de pression pour essayer d’avoir un rattrapage par rapport au passé en matière de salaires et d’emplois. Et cela crée des risques pour l’économie», a rapporté Mustapha Nabli.
«Le risque important que j’entrevois est que si dans trois, quatre mois, la production et l’activité ne reviennent pas à la normale, alors nous pourrions être confrontés à des pressions venues d’un point de vue extérieur […] et d’un point de vue budgétaire également», a-t-il considéré.










