Dans une interview accordée à la radio tunisienne Express FM, Boris Boillon, ambassadeur de France en Tunisie, a déclaré que les entreprises françaises continueront à investir en Tunisie, malgré la conjoncture actuelle.
« La Tunisie nouvelle offre beaucoup d’atouts sur le plan économique, pouvant intéresser et attirer les capitaux français » précise t-il en rappelant que la France est le premier client de la Tunisie avec 28% des exportations tunisiennes et 19% des parts de marché. « La France représente également le quart de tous les investissements hors hydrocarbures en Tunisie » insiste t-il.
Interrogé par Sabri Brahem sur la situation des 1250 entreprises françaises installées en Tunisie, soit 110 mille personnes, l’ambassadeur de France a souligné qu’elle est « globalement très bonne », en dépit de la baisse de régime, observée entre janvier et février. « Elles reprendront une vitesse de croisière rapidement » rassure t-il.
« Les entreprises françaises comprennent très bien les spécificités de cette période et s’y adaptent » ajoute t-il avant de signaler qu’elles comptent appuyer leur présence en Tunisie à travers l’augmentation de leur volume d’investissements
Concernant les violences subies par certaines sociétés, l’ambassadeur de la France a précisé que ces dernières représentent moins de 1% du nombre total, ce qui témoigne de leur bonne intégration dans le tissu industriel.
Avant de clôturer son interview, M. Boillon a annoncé une série d’évènements prochains qui se tiendront en France, dans le but de soutenir les entreprises françaises dans leurs différentes activités, à savoir :
• Une réunion en fin d’avril, qui se tiendra au MEDEF assemblant 4 ministres tunisiens et 200 entreprises françaises.
• Une rencontre, en date du 5 mai, entre entreprises tunisiennes et françaises
• Des rencontres B2B entre acteurs de la vie économique tunisienne et française, en date du 11 mai, à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.
Des initiatives pareilles, enregistrant la présence de nombreux partenaires tunisiens, encourageront les entreprises françaises à augmenter leurs investissements en Tunisie.
M. Boillon a souligné, enfin, que la France se trouve aux avant-postes du soutien de l’Europe à la Tunisie.










