Sofien Ben Salah, directeur de Nour Press, a tenu une conférence de presse vendredi 13 mai 2011, pour donner sa version de ce qui s’est réellement passé dans l’affaire de l’interview de Farhat Rajhi, ancien ministre de l’Intérieur, ayant créé une polémique au sein du pays entier.
Accompagné par l’avocat de la société, Seifeddine Makhlouf, l’employeur de Najoua Hammami, l’une des deux journalistes ayant élaboré l’interview, a insisté lors de cette conférence sur son innocence totale de ce qui a été diffusé sur le web concernant son appartenance à la famille Trabelsi ou encore au parti qui avait le contrôle du pouvoir au pays, à savoir le RCD, nuisant à la fois à sa vie professionnelle et privée.
Un procès a été intenté contre l’ancienne employée de Nour Press, dont le stage a été arrêté suite à la diffusion de la vidéo de l’interview, propriété du journal électronique, sur le réseau social facebook la nuit du 4 mai 2011, avant qu’il ne lui parvienne.
Najoua Hammami est en effet suspectée d’avoir violé l’étique de la profession de journaliste.
« La société subit actuellement les conséquences de cet acte irresponsable et des différentes fausses allégations, lancées contre ma personne et mon journal », précise-t-il.
« Si la vidéo m’avait été remise au bon moment, je ne l’aurais pas diffusée en entier surtout que l’ancien ministre de l’Intérieur y demande, clairement et à plusieurs reprises, la non publication. C’est un manque de responsabilité et nous avons tous été témoins de ce que ces déclarations, en cette phase politique délicate, ont pu causer », relève-t-il en achevant son exposé.
Zeyneb Dridi










