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Iyadh Ben Achour n’apprécie pas l’autorité de Béji Caïd Essebsi

Dans une interview accordée au Nouvel Observateur dans sa dernière livraison du 19 mai 2011, Iyadh Ben Achour, président de l’Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique, a parlé de ses écrits, de son dernier ouvrage, de la situation sécuritaire en Tunisie, du travail de son Instance et de la prestation du gouvernement transitoire dirigé par Béji Caïd Essebsi.

A ce propos, Iyadh Ben Achour semble ne pas apprécier la vision de M. Essebsi de l’Etat, de son autorité et de son prestige.
Il estime que l’Etat doit être, dans l’état actuel des choses, « modeste et délicat » et doit négocier, consulter et sans rien imposer « d’en haut ».
Selon M. Ben Achour, Béji Caïd Essebsi (pour qui il a beaucoup de respect) reste fidèle à l’idée bourguibienne d’une forte autorité de l’Etat.
Ce dont on a besoin, selon lui, c’est d’un gouvernement médecin plutôt que d’un gouvernement gendarme.

Iyadh Ben Achour ne donne cependant le mode d’emploi de son médicament en cette période de crise économique et sécuritaire.
Des propos étonnants et inquiétants de la part d’un juriste de renommée qui prône presque l’absence d’autorité d’Etat à un moment où le pays a besoin, plus que jamais, de cette autorité afin d’éviter les flottements et les confusions.
Et qu’on le veuille ou pas, un gouvernement est fait pour gérer et décider dans l’objectif final de servir l’intérêt des citoyens et non de quelques uns.
Cette vision est, par contre, surprenante si l’on sait que l’Instance de Ben Achour, consultative par définition, veut se poser comme un mécanisme de décision en cherchant à  imposer ses avis et en se positionnant  comme une sorte de force d’opposition.

On rappelle que Iyadh Ben Achour publie cette semaine son dernier ouvrage « La deuxième Fâtiha. L’islam et la pensée des droits de l’Homme », qui parait en France aux éditions PUF, collection « Proche-Orient ».
En théorie, l’ouvrage ne devrait pas être importé en Tunisie, puisque Cérès Editions a acheté les droits de diffusion dans le pays et envisage de l’éditer à la prochaine rentrée, fin août-début septembre, à un prix inférieur de 75% à celui en France.

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