Suite à la décision de Béji Caïd Essebsi, une première réunion de la cellule de communication du Premier ministère a eu lieu vendredi 20 mai 2011, entre des représentants des médias et des représentants du gouvernement transitoire afin de rendre compte des derniers événements et décisions ministérielles.
L’introduction faite par Moez Sinaoui au nom du Premier ministère a précisé que ces réunions se feront au rythme de deux fois par semaine, avec des journalistes accrédités afin de communiquer et d’exposer tous les faits ainsi que toutes les mesures envisagées, tout au long de cette période précaire et exceptionnelle par laquelle passe le pays. M. Sinaoui a rappelé à ce propos qu’il s’agissait d’une première en Tunisie et dans le monde arabe et que le but est de collaborer avec les journalistes afin d’atteindre au mieux l’opinion publique et de rompre avec l’ambigüité et le manque de transparence dont se plaignent certains.
Le ministère de la justice, représentée par Kadhem Zinelabidine a traité de trois questions, la première étant la lenteur des procédures judiciaires, qui s’explique selon lui par l’abondance des affaires notamment celles qui concernent la «famille» et d’autre part, par les répercussions des actes de vandalisme et d’incendies qui ont touché les postes de polices, les municipalités et leurs archives et qui ont causé la destruction de bon nombre de documents utiles dans les investigations. Il a annoncé la création de quatre nouveaux bureaux d’instruction, en renfort afin de garantir des poursuites justes et impartiales.
La deuxième question concernant les évasions des détenus des prisons, il a déclaré qu’une enquête a été ouverte afin de délimiter les responsabilités. Une réunion entre le ministre de la Justice et les fonctionnaires et responsables de ces prisons a eu lieu également. Le ministère de la Justice a décidé la création de 500 nouveaux postes de gardiens, en renfort à la structure déjà existante. En outre, des décisions de détachement d’autres services ont été, également, prises afin de renforcer la surveillance des détenus.
Le troisième point concernait la collaboration du ministère avec les différentes commissions. Le représentant du ministère de la Justice a déclaré avoir reçu, à ce jour, 80 dossiers parvenus de la commission de la corruption et des malversations, couvrant plusieurs endroits du territoire Tunisien.
Le ministère de l’Intérieur, à son tour, a été représenté par le colonel Hichem Meddeb. Il a commencé par évoquer l’affaire de Rouhia pour préciser que 9 personnes dont 7 de nationalités étrangères soupçonnées d’appartenir à un organisme terroriste étaient recherchées. La vigilance des citoyens a permis de démasquer deux d’entre eux dans cette région, Un course poursuite a permis, avec l’aide de l’armée nationale, de les abattre. L’incident a malheureusement causé également le décès de deux militaires. Le colonel a mentionné l’instauration de barrages fixes et mobiles dans plusieurs régions notamment frontalières afin d’empêcher l’entrée des terroristes sur notre territoire, sans omettre de mettre l’accent sur le rôle et la collaboration des citoyens dans la reconnaissance et le repérage de ces intrus.
En deuxième lieu, le ministère de l’Intérieur, d’après son représentant s’est soucié de la question des examens scolaires et universitaires et a pris des mesures sécuritaires optimales et a précisé que 513 centres d’examens ont été maintenus.
Venant à la fameuse affaire d’Oussama Achouri, le colonel a fermement réfuté l’accusation lancée par ce jeune et a déclaré qu’il s’agissait d’une arrestation banale pour un semeur de troubles et que l’accusation grave est strictement mensongère et que ce jeune homme a d’ailleurs refusé tout examen médical.
Le ministère de la Défense a été à son tour représenté par le colonel Jalloul Abidi et le lieutenant Marwen Bouguerra du tribunal militaire.
Le premier militaire a présenté un discours plutôt apaisant et rassurant quant au retour au calme dans notre pays. Il a précisé que les zones sensibles notamment frontalières ont vu leurs postes renforcés. Il a évoqué également la situation des réfugiés et du campement de Ras Jedir, pour féliciter les Tunisiens pour leur sens d’hospitalité et a mis l’accent sur le fait qu’aucune crise sanitaire ni épidémique ne s’est déclenchée dans cette zone, grâce à la vigilance et aux soins donnés par le contingent médical.
Le deuxième responsable militaire a expliqué que la justice militaire s’est occupée des affaires inculpant le président déchu ainsi que l’ancien ministre de l’Intérieur, pour répression meurtrière pendant la période de la révolution. Plusieurs responsables de la sûreté ont été également arrêtés et écroués.
Le ministère des Affaires étrangères a été à son tour représenté par Tarek Amri, qui a abordé la situation des zones frontalières, concernant les dépassements et violations commises par les autorités libyennes, en précisant que le ministère a informé l’ONU de la situation, prouvant ainsi que le gouvernement transitoire traite de ces violations du territoire avec fermeté.
Le ministère des Affaires étrangères a, par ailleurs, accompli et prévoit d’accomplir une série de visites, au Caire, en Chine, en Indonésie, en France et au Qatar, afin de sensibiliser les pays frères et amis aux difficultés que rencontre la Tunisie et de promouvoir les compétences tunisiennes dans ces pays tout en mettant en exergue l’invitation de la Tunisie aux travaux du G8










