L’infrastructure légale, réglementaire et organisationnelle tunisienne en matière de transparence financière et de lutte contre la corruption, très au point avec les standards internationaux, est confrontée à des problèmes de mise en application, soulignent les participants à la conférence internationale tenue, mercredi, à Tunis sous le thème "Transparence financière, bonne gouvernance et développement économique : perspectives de l’après-révolution en Tunisie".
La solution consiste à mettre en place des mécanismes de supervision pour assurer le respect de la réglementation et son application effective, précisent les participants à cette manifestation, organisée à l’initiative du journal électronique Webmanagercenter et le Centre des jeunes dirigeants (CJD).
Ils ont, en outre, mis l’accent sur les forces et les faiblesses des dispositifs et des outils utilisés par la Tunisie en matière de transparence financière et de lutte contre la corruption qui a un impact direct sur la bonne gouvernance.
La presse, la société civile, les tribunaux et les acteurs économiques (commissaires aux comptes, marché financier) sont les principaux contre-pouvoirs dans le processus de lutte contre la corruption, précise M. Jacque Terray, vice-président de Transparency International, au cours de son intervention axée sur les interactions, les enjeux et les défis qui entravent la transparence financière.
La presse qui déclenche les affaires de corruption et de blanchiment d’argent, constitue le véritable levier de ce contre-pouvoir, a indiqué M.Terray, mettant l’accent sur les problèmes, auxquels les médias doivent faire face dans ce domaine, notamment, en matière de protection des sources d’information.
Concernant la société civile, il recommande la consolidation de son rôle dans la traque et la lutte contre le phénomène de corruption.
Pour M. Fadhel Abdelkefi, président de la Bourse de Tunis, on ne peut pas évoquer l’existence d’un réel marché financier sans transparence et bonne gouvernance. Et d’ajouter que les mécanismes mis en place constituent une garantie de la transparence financière de toute entreprise cotée en bourse, ce qui n’est pas le cas pour les sociétés non-cotées.
Les participants devront en outre discuter du rôle des NTIC dans la détection et l’analyse des transactions suspectes ou inhabituelles et la garantie de la transparence financière.










