Un certain nombre de citoyens tunisiens qui travaillaient en Irak et au Koweït lors de la 1ère et de la 2ème guerre du Golfe (1991 et 2003) ont observé, mercredi 15 juin 2011, un sit-in, devant le siège du ministère des Affaires étrangères.
Ces protestataires ont scandé des slogans exigeant au ministère des Affaires étrangères de leur permettre de bénéficier des indemnisations qui leur sont garanties par les Nations Unies contre les préjudices subies au cours de ces deux guerres. Ils indiquent être en possession d’un document qui prouve la légalité de leurs revendications, faisant remarquer que le ministère des Affaires étrangères n’a pas cessé après le 14 janvier d’avancer des promesses non tenues.
Selon l’un des protestataires, les dédommagements versés par l’ONU pour les victimes tunisiennes des deux guerres du Golf sont estimées à 100 mille dollars par personne. Ces sommes n’ont pas été perçues dans leur totalité par les personnes sinistrées et seulement certaines d’entre elles ont bénéficié d’une partie de ces indemnisations.
Le même protestataire, dont les propos ont été rapportés par l’agence TAP, indique que la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et le ministère des Affaires étrangères refusent de publier la liste de Tunisiens qui se trouvaient en Irak et au Koweït et censés par conséquent bénéficier de cotisations financières qui ont été perçus par le ministère des Affaires étrangères.
Dans ce cadre, les protestataires ont lancé un appel au Premier ministre du gouvernement de transition, Béji Caid Essebsi, afin qu’il accorde davantage d’attention à leur cause afin de leur permette de recouvrir leurs droits financiers.
En réponse à cet appel, Mohamed Mouldi Kéfi, ministre des Affaires étrangères, a reçu les représentants des protestataires et leur a fait un exposé sur les différents volets de ce dossier. Il leur a promis, à cette occasion, de poursuivre les efforts auprès des parties concernées, afin d’examiner et de régler les cas des personnes qui n’ont pu recouvrir leurs droits quelles qu’en soient les raisons.
Par ailleurs, une source du ministère des Affaires étrangères indique que l’ensemble des demandes d’indemnisation de la guerre du Golfe, qui lui sont parvenues dans les délais, ont été remises « à la commission technique mise en place par l’Organisation des Nations Unies, qui les a étudiées de manière indépendante et cas par cas, avant de fixer les montants des indemnisations et d’en déterminer les bénéficiaires dans le cadre de ses pleines prérogatives. »










