Zine El Abidine Ben Ali voit dans son procès, qui s’ouvre lundi 20 juin à Tunis, «l’illustration d’une justice des vainqueurs bâtie sur de fausses accusations», a rapporté l’AFP, selon un membre de son entourage.
Ce procès, aux yeux de Ben Ali, «n’a pour but que de détourner l’attention des Tunisiens des troubles qui agitent le pays», a indiqué à l’AFP ce proche de l’ex-président s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.
Les Saoudiens sont restés sourds aux appels d’extradition, émanant de la Tunisie et concernant Zine El Abidine Ben Ali, Leïla Trabelsi, sa fille Halima et son fils Mohamed.
Devant le tribunal de première instance de Tunis, l’ex-président ne sera jugé que pour une petite partie des 93 affaires instruites contre celui.
Lui et son épouse sont poursuivis, ensemble, à la suite de la découverte de faramineuses sommes d’argent et de bijoux dans un palais à Sidi Bou Saïd, près de Tunis. Zine El Abidine Ben Ali l’est aussi, seul cette fois, pour de la drogue et des armes retrouvées dans le palais présidentiel de Carthage.
Pour sa défense, il nie en bloc, selon le membre de son entourage, avoir eu connaissance de la présence de drogue au palais de Carthage. Il affirme, selon la même source, que les armes et les bijoux trouvés dans un autre palais étaient des cadeaux de dirigeants étrangers à sa personne et à son épouse et récuse d’avoir caché des sommes en liquide que les autorités tunisiennes disent avoir découvertes.
Pour Zine El Abidine Ben Ali, il ne s’agit ni plus ni moins que de «preuves fabriquées» pour le faire condamner, selon cette personne qui lui est proche. Il espère malgré tout que «justice lui soit rendue par ses concitoyens avec lesquels il a fait un chemin de 23 ans», selon cette source.
Ces déclarations recoupent la ligne qui sera adoptée probablement par la défense de l’ancien président qui a été la première à s’exprimer en son nom le 6 juin.










