L’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali estime que sa condamnation lundi par contumace à Tunis est une «parodie de justice», mais que la concorde nationale se réinstallera en Tunisie.
Dans un communiqué transmis à Paris par son avocat français, Me Jean-Yves Le Borgne, Zine El Abidine Ben Ali «constate qu’au terme d’une parodie de justice, dont le seul mérite fut la brièveté – à moins qu’il ne faille plutôt parler de précipitation-, il a été condamné à une peine d’élimination».
(…)
L’ancien président observe qu’après moins de deux heures d’audience, lundi, suivi d’un délibéré où les interrogations ont été rapidement surmontées, «le tribunal a prononcé une peine juridiquement insensée mais politiquement opportune». «Comme on était fondé à le craindre, cette formule de liquidation politique, confiée à la justice des vainqueurs, exprime la haine aveugle du passé qui masque mal l’absence de toute vision d’avenir», ajoute-t-il.
Au-delà de ce qu’il qualifie «d’anecdote judiciaire indigne», Ben Ali garde l’espoir «que la sérénité sera bientôt retrouvée, que la concorde nationale se réinstallera et que la Tunisie s’engagera à nouveau sur le chemin de la modernité».
Ben Ali réagit à sa condamnation et qualifie son procès d’anecdote judiciaire
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