Le Syndicat Tunisien Libre des Producteurs et Organisateurs de Spectacles monte au créneau et s’en prend vertement au ministère de la Culture dans un communiqué. Les programmes des Festivals de Carthage et de Hammamet dénoteraient une persistance des vieilles pratiques opaques de l’ancien régime.
Il est clair, à la lecture du communiqué, que les professionnels du spectacle se sont sentis mis à l’écart par les autorités de tutelle. Une politique d’ « exclusion et de discrimination » traduite par des formalités et des taxations contraignantes. Le syndicat n’hésite pas à user d’une rhétorique révolutionnaire en faisant un raccourci entre l’actuelle direction chargée des autorisations et des taxations et son rôle du temps du « l’ancien président» consistant à rester un « instrument de blocage et de répression sévère, en vue de soutenir les activités des membres de la famille ».
Le Syndicat Tunisien Libre des Producteurs et Organisateurs de Spectacles dénonce, ainsi :
• Les méthodes de travail qui n’ont toujours pas changé, et qui souffrent encore d’opacité,
• Le non respect du statut des professionnels, marginalisés par leur propre tutelle,
• L’exclusion des Producteurs locaux dument agréés au détriment d’agents et intermédiaires non résidents et ou étrangers,
• L’engagement d’artistes en outrepassant leurs agents locaux,
• L’encouragement et le soutien de Producteurs et/ou Organisateurs n’ayant pas acquitté leurs obligations et autres formalités administratives,
• L’imprécision de l’annonce de certains concerts,
• Le grave précédent qu’implique la participation de représentants de divers syndicats dans les comités de sélections et d’approbation des artistes, puisque étant juges et parties, ne peut que fausser la libre concurrence et rompt l’égalité avec leurs pairs.










