Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, lors de la cellule de communication du 20 septembre 2011, s’est fait représenter par Wissem Ghorbal afin d’exposer les différents programmes entrepris par le ministère dans l’objectif de créer de l’emploi, revendication principale de la révolution Tunisienne.
M. Ghorbal a commencé par rappeler que la Tunisie compte près de 700 000 chômeurs, dont 200 000 diplômés. Le taux des chômeurs parmi la population est de 19%. Ce taux ainsi que la répartition de ces jeunes à la recherche de l’emploi est variable selon les régions et également selon les spécialités. La situation actuelle, d’après M. Ghorbal, résulte d’un cumul de plusieurs années, car l’écart entre le nombre de nouveaux diplômés chaque année dépasse de loin de postes créés, la même année.
Plusieurs mesures et programmes ont été mis en place afin de venir en aide aux demandeurs d’emploi, dont le programme «Amal». Ce programme, initialement prévu pour couvrir 50000 cas, a été contraint, selon M. Ghorbal, de couvrir quelque 150000 cas. Certains bénéficiaires de ce programme se sont révélé fraudeurs, n’ayant pas droit à cette prime, d’où le fait que plusieurs personnes sur les listes du programme ont été effacées afin de faire bénéficier les vrais nécessiteux.
807, est le nombre des concours organisés en 2011 afin d’offrir des chances d’embauche pour les demandeurs d’emploi. 300000 personnes se sont inscrites à ces différents concours et au total près de 800000 dossiers de candidature sont parvenus au ministère.
Les entreprises publiques offrent quelque 10000 postes. De leur, côté dix sociétés privées ont été sollicitées et des accords de recrutement de 23000 personnes ont été conclus avec le ministère.
Les initiatives du ministère sont nombreuses, selon M. Ghorbal et l’exemple de la numérisation des sites archéologiques, entre autres, présente une idée de création d’emploi intéressante notamment dans la région de Kasserine qui abrite 25% du patrimoine archéologique du pays.
Par ailleurs, le ministère s’est penché sur le cas des Tunisiens travaillant en Libye et qui ont fui la guerre, au nombre de 60000 personnes. Le ministère a prévu une prime exceptionnelle en leur faveur en attendant leur retour à leurs lieux de travail.










