Lors du 31ème rendez-vous de la cellule de communication du Premier ministère, Mohamed Ali Nafti, chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères a traité de la participation de la Tunisie à la 66ème cession de l’Assemblée générale des Nations Unies. Dans une langue de bois qui nous rappelle les discours d’une certaine époque, M. Nafti a présenté un bref aperçu des initiatives et des relations bilatérales entre la Tunisie et les pays frères et amis.
Il a déclaré que le discours du ministre tunisien devant l’ONU a mis en exergue les motivations, les circonstances et les objectifs de la révolution et a rendu un hommage solennel aux martyrs.
M. Nafti a indiqué par ailleurs que ce discours a exprimé le soutien du gouvernement et du peuple tunisiens à la cause palestinienne et au droit des Palestiniens à un Etat indépendant souverain, ainsi que la solidarité des Tunisiens avec les frères libyens. M. Nafti a également rapporté que le ministre des Affaires étrangères a pris part à plusieurs réunions diplomatiques internationales, en matière de droits de l’Homme, des droits des réfugiés et de collaboration économique. A ce titre, il a mentionné la signature d’un communiqué commun avec les Etats Unis, issu de la visite d’Etat effectuée par Hillary Clinton, après la révolution.
A une question posée concernant l’éventuelle existence de passeports diplomatiques délivrés à l’ancien président et à son épouse, par Kamel Morjane, M. Nafti a donné une réponse évasive, affirmant que tous les passeports diplomatiques tunisiens ont été invalidés partout dans le monde et que toutes les ambassades et consulats ont été avisés de cette décision. A ce propos, à supposer que cette info s’avérait vraie, ce qui semble être le cas, l’ancien ministre des Affaires étrangères n’aurait pas pu agir de son propre chef et sans l’aval de ses deux supérieurs à l’époque, en l’occurrence, Mohamed Ghannouchi, alors Premier ministre, et Foued Mebazzaâ, président de la République.
Par contre concernant la question des relations avec Israël, M. Nafti a été formel : «Non, absolument pas de relation avec Israël, l’Etat tunisien tient son engagement envers les pays arabes.»










