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Le mandat de dépôt émis, mardi 27 septembre, par le ministère public contre l’ancien chef du gouvernement libyen Baghdadi Mahmoudi intervient en réponse à une demande émanant d’Interpol Tripoli en vertu d’un décret judiciaire émis par le bureau du procureur général en Libye sur fond de poursuites judiciaires engagées par ce pays à son encontre, précise une source judiciaire.
Cette mesure est provisoire, car la période de détention ne doit pas dépasser 30 jours en prévision de la présentation d’une demande d’extradition par voies diplomatiques conformément aux dispositions de l’accord bilatéral conclu, le 14 juin 1961 entre la Tunisie et la Libye et à l’accord de Ryadh sur la coopération judiciaire, explique cette source à l’Agence TAP.
A la suite de la décision de non-lieu prononcé mardi 27 septembre par le tribunal de Première instance de Tozeur concernant Baghdadi Mahmoudi arrêté en compagnie de deux autres personnes pour avoir accédé illégalement sur le territoire tunisien, plusieurs questions ont été soulevées sur les causes du maintien de l’ancien responsable libyen en état d’arrestation.
Mise à jour à 16:55
Baghdadi Mahmoudi a entamé mercredi soir une grève de la faim" pour exiger sa libération "et pour protester contre le mandat d’amener lancé à son encontre à Tripoli", a annoncé aujourd’hui à l’AFP son avocat Me Kourchid, qui venait juste de rencontrer son client à la prison de Mornaguia.
"Son maintien en détention malgré son acquittement par la justice mardi est illégal, c’est une manoeuvre destinée à permettre l’émission du mandat d’amener", avait affirmé Me Kourchid. "Il n’y aucune raison légale qui justifie la détention d’un homme malade acquitté par la justice" avait poursuivi cet avocat, coordinateur d’un comité de défense mandaté par la famille de l’ancien dignitaire libyen.










