L’affaire de l’ex-chef du gouvernement libyen, Baghdadi Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, continue à poser des problématiques pour les autorités tunisiennes. Ses avocats continuent à multiplier les manœuvres pour empêcher une éventuelle extradition de leur client. La dernière, annoncée samedi 1er septembre, annoncée samedi lors d’une conférence de presse, consiste à présenter lundi prochain, une demande de libération provisoire de leur client.
Les avocats de la défense ont évoqué la possibilité de présenter, suite à la libération de leur client, une demande d’asile politique en sa faveur, précisant que toutes les conditions sont réunies, dès lors que leur client est un homme politique qui craint pour sa vie dans son pays d’origine et qu’il n’a pas d’antécédents judiciaires en Tunisie. Par ailleurs, Me Kourchid, coordinateur des avocats de la défense, a indiqué que les autorités du pays de l’accusé, n’ont jamais demandé à la Tunisie l’extradition de son client.
Pour sa part, Me Ezzeddine Arfaoui, autre avocat de la défense, a précisé que son client avait été arrêté avant qu’il n’y ait aucune mesure entamée contre lui par son pays. Il a précisé que la demande de libération provisoire que la défense entend déposer, repose sur des raisons liées à son état de santé de leur client, faisant observer que la défense prévoit de se pourvoir contre les mesures de prolongation de l’arrestation.
La défense a également relevé que la décision d’extradition d’El Mahmoudi aux autorités libyennes relève de la compétence de la justice qui est la seule à être habilitée à vérifier les conditions de fond et de forme requises en matière d’extradition, à statuer sur la régularité des procédures en vigueur et leur conformité avec la convention internationale en matière d’extradition des coupables étrangers et, enfin, sa conformité avec le droit tunisien ainsi qu’avec les termes de la convention de Riadh sur l’entraide judiciaire.
Me Kourchid a finalement attiré l’attention des médias sur le fait qu’un pourvoi a été formulé contre l’arrestation même de leur client qui n’est pas entré en Tunisie de manière clandestine mais, via le point de passage de Ras Jedir en date du 19 août 2011 de manière légale, muni d’un passeport portant le cachet des autorités portuaires de la République tunisienne. Il a déjà bénéficié d’un jugement de non-lieu et acquitté dans cette affaire.
Concernant la tentative d’El Mahmoudi de quitter la Tunisie à destination de l’Algérie, Me Khourchid a précisé que son client ne voulait pas mettre la Tunisie de nouveau dans l’embarras, après l’affaire de khouildi El Hamidi.










