La conjoncture du tourisme va beaucoup trop mal pour aborder les sujets de fond. Du moins c’est ce qui ressort de la rencontre organisée par le magazine spécialisé «Tourisme info» mercredi 5 octobre 2011. Le forum intitulé « Quel avenir pour le tourisme ? » devait traiter de deux sujets : ce que vaut encore l’étude stratégique du tourisme tunisien à l’horizon 2016, et le tourisme dans les programmes politiques des partis en lice pour les élections du 23 octobre.
Au final les modérateurs ont eu beaucoup de mal à orienter les différents intervenants vers une réflexion sur l’avenir du tourisme, comme il était prévu. Les professionnels présents (hôteliers, responsables d’agences de voyages, guides…) et les universitaires ont, pour l’essentiel, rappelé les problèmes ou les doléances qu’ils n’ont cessé d’évoquer depuis des années : surendettement, pression des TO, manque de volonté politique… Des positions consensuelles et prévisibles, en somme.
Quelques intervenants ont osé, malgré tout, aborder les dossiers brulants. Noureddine Slim, universitaire et consultant, considère que l’open sky est inévitable pour l’essor du tourisme même s’il faut liquider Tunisair. D’aucuns n’ont pas manqué de fustiger la gestion de l’actuel ministre du Tourisme Mehdi Houas, notamment concernant le budget promotionnel, qu’ils estiment vain en ce moment… En résumé, tous semblent nous dire qu’il faut assainir la situation actuelle avant de penser sereinement à l’avenir du tourisme.










