Les 17 démissions au sein des comités d’Afek Tounes, sont loin d’être passées inaperçues. La quasi-totalité des médias en a parlé ou plutôt a donné la parole aux démissionnaires afin de justifier leur départ du parti. C’est maintenant au tour du bureau politique du parti de réagir à ces démissions et de répondre aux accusations lancées à l’encontre de ses dirigeants. Une réponse faite via un communiqué de presse envoyé à Business News. Voici par ailleurs le texte intégral de ce communiqué :
«10 000 adhérents ont rejoint Afek Tounes depuis sa création et le flux croit rapidement depuis les élections. 70 000 Tunisiens ont fait confiance à Afek Tounes en votant pour nos candidats et nous ont permis d’être présents au sein de l’Assemblée nationale constituante avec 4 représentants. En attendant son congrès fondateur, Afek Tounes a mis en place des structures pour gérer cette phase de création du parti avec un comité central désigné et intégrant progressivement toutes les régions qui se sont développées, un comité directeur et un directeur opérationnel tous deux élus par le comité central. Ces instances fonctionnent démocratiquement dans le cadre d’un règlement intérieur précis.
Malheureusement la démocratie est une nouvelle manière de vivre que certains n’acceptent pas facilement lorsqu’ils sont minoritaires. Cette non acceptation de l’avis de la majorité au lieu de se traduire par des débats internes en respect de nos représentants élus au comité directeur et au comité central actuel, s’est manifestée par des démissions et des attaques du parti dans la presse et les médias. Ceci est d’autant plus grave qu’il intervient dans un moment où nous devons nous concentrer sur des questions postélectorales très importantes pour le pays et le parti.
Nous déplorons ces méthodes et tenons à rassurer tous nos adhérents et sympathisants qu’Afek Tounes demeurera attaché à son objectif principal: servir notre pays et notre société. Nous restons donc absorbés par ces priorités et par l’avenir de notre pays sans nous laisser déconcentrer par ces manœuvres déstabilisantes».
Ainsi, Afek Tounes pointe du doigt les démissionnaires et prouve la bonne gouvernance au sein du parti réfutant ainsi toute accusation de manque de démocratie. Il reste quand même dommage de voir les efforts conjugués s’effriter et le fruit de plusieurs mois de militantisme réduit en cendres, à cause de différends personnels.










