Le parti Ennahdha, dans le cadre de sa tournée et ses rencontres avec les différents corps du secteur des finances et de l’économie, a participé à une rencontre organisée, mercredi, à la « Maison de l’Entreprise» à Tunis par l’Association des Intermédiaires en Bourses (AIB) avec les banquiers et les intermédiaires en bourse.
En présence de Hamadi Jebali, secrétaire général du parti et candidat favori à la présidence du prochain gouvernement, et avec une présence massive des banquiers et intermédiaires en bourse, la conférence se poursuivait sous forme d’échanges de vues et de discussion sur le volet économique du parti Ennahdha.
La conférence avait débuté à 15h, mais les médias n’étaient invités qu’à partir de 16:30. Les quelques journalistes présents se sont trouvés obligés de prendre le train en marche et de suivre le débat déjà entamé, un décalage délibéré non justifié, car la couverture médiatique, si prévue, devrait être exhaustive. Sauf que, loupant la première partie, la tâche du journaliste est loin d’être facile.
Le vif du sujet étant la position du parti par rapport à l’activité boursière, la séquence la plus intéressante du débat nous a malheureusement échappé. Il se trouve que la confidentialité lors de cette partie entre Ennahdha et les intermédiaires en bourse était souhaitée par les organisateurs de l’événement.
M. Jebali, a mis l’accent sur la volonté du mouvement de collaborer avec les autres partis, précisant que le pluralisme est une richesse et non un handicap. Questionné sur le discours rassurant d’Ennahdha, il a rappelé que le mouvement, ayant souffert de répression auparavant, a toujours su œuvrer au sein du parti avec démocratie et transparence. « Nous voulons gouverner une Tunisie démocrate et démocratique tout en instaurant une diversité et pluralité. Privés de liberté, pendant de longues années, nous voulons protéger cette liberté acquise grâce à la révolution», a-t-il ajouté.
Il a, par ailleurs, déclaré que la compétence reste le critère de base pour le choix des intervenants sur la scène politique et que les pourparlers avec le CPR et Ettakatol sont en cours afin de procéder au dispatching des tâches.
De son côté, Ridha Saïdi, responsable du volet économique au parti a précisé que le système libéral choisi par Ennahdha donnera son effet bénéfique sur l’économie en général et notamment sur le développement régional. Ce programme, selon M. Saïdi, concrétise les objectifs de la révolution dont notamment l’emploi, le développement régional et la justice sociale. Concernant l’emploi justement, un des intervenants a déclaré : « j’ai comme l’impression de rêver!» évoquant, ainsi, son scepticisme quant à la faisabilité de la promesse faite par Ennahdha de fournir quelques 590 000 emplois entre 2012 et 2016. M. Saïdi a répondu que le programme s’étale sur cinq ans et qu’avec un taux de croissance constant, l’abolition de la corruption et l’encadrement institutionnel des jeunes, les postes d’emploi générés se multiplieront notablement.










