L’émission, par le Tribunal de première instance de Tunis, d’une injonction de paiement de 3,5 millions de dinars avec effet exécutoire contre la Société Tunisienne de la Banque (STB) a retenu l’attention du grand public, faisant même la Une du quotidien Assabah.
Une mainmise sur les fonds de la STB à la Banque centrale de Tunisie et à la Bourse a été ordonnée afin de garantir le paiement de cette somme et l’exécution de ce jugement.
La STB aurait manqué à ses obligations contractuelles avec un homme d’affaires tunisien et ce en contradiction des termes du contrat et des obligations légales !
Version que la STB réfute complètement. Plus encore : selon une source autorisée et bien informée du dossier, il s’agit d’un octroi de crédit a été entaché de nombreuses irrégularités.
Pis encore, il s’agirait, selon cette source de la STB, d’une opération de spéculation qui consiste en la cession d’un terrain appartenant au père en faveur de son fils. Or, l’examen des dossiers de crédit (entamé après la révolution) a mis à nu cette réalité. Dès lors, la STB a procédé au blocage de ce crédit en attendant d’y voir plus clair.
Aux dernières nouvelles, nous croyons savoir que tous ces éléments ont été présentés à la justice. Une ordonnance de suspension d’exécution a été déposée en attendant le jugement définitif. Du côté de la banque publique, on se dit confiant en la justice et l’aboutissement de la procédure judiciaire.
Cependant, on s’interroge sur l’impact d’une telle affaire sur l’image de la STB qui, faut-il le rappeler, est une société cotée en bourse ?










