Après la polémique, la troïka révise sa copie et devrait annoncer un gouvernement de 43 membres composé de 26 ministres, 13 secrétaires d’Etat et 4 ministres conseillers auprès du Premier ministre.
Deux raisons derrière la révision de la copie de la composition gouvernementale. La première est la grosse polémique déclenchée suite à la « fuite », vendredi dernier, d’une liste comptant 51 membres. Du côté d’Ennahdha, on dit que cette copie, publiée dans les médias, est dénuée de tout fondement. Or les médias n’ont rien inventé et n’ont fait que publier ce que des membres de la troïka leur ont remis sous le manteau.
Cette manière de faire est intelligente puisque c’est un ballon d’essai servant à jauger les réactions de l’opinion publique quant aux choix du gouvernement. Elle prouve également que la troïka est sensible aux réactions de cette opinion publique. Seul couac, pourquoi cherche-t-on à décrédibiliser les médias en disant qu’elle est dénuée de tout fondement alors que c’est eux qui sont derrière cette fuite ?
La deuxième raison de la révision de la copie gouvernementale est le clash au sein du CPR et la cinquantaine de démissions au sein d’Ettakatol.
Le CPR est carrément divisé en deux, un camp dirigé par Abderraouf Ayadi et un camp dirigé par le duo Mohamed Abbou-Tahar Hmila.
Le nouveau gouvernement a besoin de sérénité et de compromis pour entamer son travail et tient à réduire, au maximum, toute tension dans le paysage politique et, particulièrement, au sein de sa propre famille.
Hamadi Jebali continue donc à multiplier les réunions et les tractations de dernière minute pour tenter de satisfaire tout le monde ou, du moins, un maximum de personnes dans ses équipes et parmi ses alliés.
Il devrait, si tout va bien, annoncer la composition officielle de son gouvernement lundi 19 décembre au président provisoire de la République et mercredi 21 décembre aux membres de l’Assemblée nationale constituante pour validation.










