Comme pressenti à travers les propos favorables à une révision des salaires du Chef de gouvernement jeudi 24 mai, le troisième round des négociations sociales tenu hier 26 mai s’est avéré fructueux et le gouvernement a apporté des propositions concrètes d’augmentations salariales.
Ainsi, selon Hfayedh Hfayedh, secrétaire général adjoint de l’UGTT et membre de la délégation syndicale, le gouvernement a proposé de généraliser aux fonctionnaires de l’Etat l’indemnité spécifique mensuelle de 70 dinars, qui a été accordée en 2011 aux fonctionnaires de certains départements comme le Premier ministère et les ministères des Finances, de l’Equipement et des Affaires sociales.
Le gouvernement a proposé d’étaler l’octroi de cette indemnité sur deux ans, en raison de la situation économique difficile traversée par le pays.
C’est déjà un pas favorable que le gouvernement a franchi en quittant la position d’année blanche concernant la révision des salaires pour passer à des négociations concrètes d’augmentations salariales.
L’UGTT n’a pas encore donné sa réponse à cette proposition faite dans le cadre de la troisième réunion (5 + 5) entre le gouvernement et la centrale syndicale. Les deux premières ont été tenues les 7 avril et 15 mai et ne se sont pas avérées fructueuses.
Le 7 avril, la délégation gouvernementale a demandé la suspension de la séance pour des concertations. Il y a eu reprise le 15 mai, mais la délégation syndicale en est sortie exaspérée car l’équipe gouvernementale n’est pas venue avec des propositions concrètes.
C’est finalement le 26 mai que le gouvernement a décidé d’avancer sa nouvelle proposition de révision des salaires.
Rappelons que les deux délégations comprennent principalement les ministres Houssine Dimassi (Finances), Khelil Zaouia (Affaires sociales) et Ridha Saïdi (dossier économique et social), côté gouvernement, en face des membres du bureau exécutif de l’UGTT : Noureddine Taboubi, Kamel Saâd, Mohamed Msalemi et Hfayedh Hfayedh.
Hamadi Jebali et Houssine Abbassi se sont, jusque là, réservés pour l’arbitrage en cas de blocage dans les négociations.










