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Les salafistes et l’opinion publique tunisienne manipulés

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    La vague de violences, qui a submergé le pays, est imputée en partie à l’exposition du Palais Abdellia de la Marsa.

    En effet, l’exposition compterait, selon les salafistes et une certaine partie de l’opinion, des œuvres blasphématoires, se référant à des images qui ont circulé sur Facebook.
    Le gouvernement, à travers ses ministères, a confirmé ceci, en publiant des communiqués condamnant l’atteinte au sacré, le ministère de la Culture à leur tête, soulignant que des œuvres ont été ajoutées à cette exposition après avoir donné son autorisation, ce qui a jeté de l’huile sur le feu.

    Le hic, c’est que tout le monde a été manipulé. D’abord, plusieurs photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux et qui ont le plus heurté la sensibilité des uns et des autres, ne font pas réellement partie de l’expo : comme notamment celle de La Mecque.
    Il y a eu également déformation de certaines œuvres. Plusieurs Tunisiens ont été choqués par le tableau du pendu par la première lettre d’Allah, elle-même écrite avec des insectes. Le fait est qu’il ne s’agissait pas d’un pendu mais plutôt d’un écolier, avec un cartable sur le dos d’où sortaient des fourmis qui inscrivaient les termes "Sobhan Allah", ces mêmes fourmis représentant, selon les artistes, le travail. Sans oublier qu’il y a toute une « sourate » du Coran portant l’intitulé : « Sourate Ennaml » (sourate des fourmis).

    I.N.

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