Une réunion tripartite regroupant les Premiers ministres d’Algérie, de Libye et de Tunisie aura lieu en fin de semaine à Ghadamès, une ville libyenne située à 650 km de Tripoli, a publié le quotidien en ligne algérien "Tout sur l’Algérie" en date du 8 janvier courant. Cette réunion sera «consacrée essentiellement à l’examen des questions relatives à la sécurité aux frontières entre les trois pays », a-t-on précisé.
Le même journal déclare que "depuis la chute des régimes en Tunisie et en Libye, ces deux pays connaissent d’importantes perturbations, avec l’apparition de mouvements terroristes. En Tunisie, les actes violents restent marginaux et de faible intensité. Mais en Libye, les affrontements violents sont récurrents. Le 16 décembre, les autorités libyennes ont annoncé la fermeture de leurs frontières avec quatre pays, dont l’Algérie, pour des raisons de sécurité. Les trois autres pays sont le Niger, le Tchad et le Soudan".
"De retour d’une tournée régionale qui l’a conduit en Algérie, au Niger, au Tchad et au Soudan, le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, avait indiqué qu’un accord quadripartite allait être signé pour sécuriser les frontières avec ces pays contre les « terroristes ». Il a ajouté que « les habitants de la région du sud libyen se sont plaints de l’insécurité, soulignant que le désert libyen est devenu un couloir de transit pour tous les types de trafic, notamment la drogue, les armes et la traite des personnes ».
A noter que l’information a été, par la suite, confirmée par l’AFP qui a précisé que cette réunion tripartite aura lieu samedi à Ghadames.
L’AFP a, également, rappelé que M. Zeidan a reçu lundi son homologue tunisien Hamadi Jebali pour des entretiens sur la sécurité des frontières et la normalisation de la circulation au niveau du point de passage de Ras Jedir, rouvert jeudi après un mois de fermeture. Des Libyens s’étaient plaints d’avoir été agressés sur le sol tunisien non loin de ce poste.
La frontière tuniso-libyenne est considérée comme un lieu important pour les trafics régionaux, en particulier pour les armes récupérées dans l’arsenal du régime de Mouammar Kadhafi, renversé en 2011 par une révolte avec l’aide de l’Otan.










