Dans une déclaration au journal algérien « Echourouk » en date du 28 avril, le président du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi est revenu sur la polémique entre le ministre de l’Intérieur tunisien, Lotfi Ben Jeddou, et certains médias algériens.
Le ministre de l’Intérieur avait déclaré sur les ondes de Shems FM que les autorités algériennes craignaient que la révolution tunisienne s’exporte dans leur pays et qu’elles avaient exprimé leur soulagement du fait que celle-ci ne concerne que les Tunisiens. Cette déclaration avait donné naissance à plusieurs critiques de certains médias algériens.
Rached Ghannouchi a jugé que cette appréciation n’était pas vraie en estimant que Lotfi Ben Jeddou avait commis « une erreur d’expression ».
Le rectificatif apporté par un chef de parti aux propos tenus par un membre du gouvernement, titulaire d’un département de souveraineté de surcroît, est une caractéristique propre au cabinet de la Troïka dans la mesure où le leader d’Ennahdha se permet de lire dans la pensée d’un ministre et de qualifier, le cas échéant, tels ou autres propos d’un officiel comme étant une erreur ou une vérité.










