La Tunisie fait encore face à des «risques» liés à la transition politique et à la conjoncture internationale mais ne sera pas la «nouvelle Grèce», selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié lundi 17 juin 2013 et rapporté par l’AFP.
En dépit de «l’engagement solide» des autorités à coopérer et d’une accélération de la croissance prévue cette année (4% contre 3,6% en 2012), le programme fait face à «d’importants risques», précise le document. «Les perspectives de croissance pourraient se révéler inférieures aux projections, particulièrement si la conjoncture économique extérieure se dégrade davantage, affectant le tourisme et les transferts d’argent des migrants», ajoute-t-il, notant que le tourisme (qui compte pour 7% du produit intérieur brut et emploie 15% de la population active), qui a été frappé de plein fouet par la révolution, reste dans une situation «précaire».
Selon ce rapport, des «échecs» dans la transition politique pourraient renforcer l’«attentisme» des investisseurs qui pourraient également être découragés par de nouveaux «troubles sociaux» et des «problèmes de sécurité».
Pour autant, la Tunisie n’est «pas la nouvelle Grèce», a assuré le chef de la mission du FMI dans le pays, Amine Mati, interrogé sur ce parallèle entre les deux pays lors d’une conférence téléphonique.
«La Tunisie est dans une situation beaucoup plus gérable» et sa dette publique (45,3% du PIB prévus cette année) restera «soutenable» par rapport à celle de la Grèce (plus de 170% attendus) même en cas de coûts budgétaires liés à une éventuelle recapitalisation des banques, a-t-il ajouté.
Rappelons que début juin, le Fonds a accordé au pays une ligne de crédit de 1,75 milliard de dollars. Les prêts seront débloqués par tranche en fonction du respect par Tunis d’un programme de réformes destiné notamment à améliorer le climat des affaires.










