Le député Salah Chouaieb (démissionnaire d’Ettakatol), est revenu sur la question des recrutements et nominations dans la fonction publique, lors d’une allocution prononcée à l’Assemblée nationale constituante, vendredi 21 juin, en pointant du doigt « le népotisme et régionalisme de la Troïka au pouvoir, et plus particulièrement, d’Ennahdha ». Des pratiques qu’il n’a pas hésité à qualifier de « pires que celles de Ben Ali » tout en affirmant détenir des exemples et des preuves irréfutables de ce qu’il avance.
Selon ses dires, les grèves et sit-ins sont aujourd’hui liés aux écueils auxquels se heurtent les demandeurs d’emploi dans la fonction publique, essentiellement liés au népotisme et régionalisme dont font preuve les membres des partis au pouvoir qui ont tendance à privilégier leurs proches.
Il ajoute même que, du temps de Ben Ali, certes, les postes étaient réservés aux proches de la famille au pouvoir et aux membres du RCD, mais que les candidats n’étaient pas discriminés en fonctions de leurs appartenances géographiques. Il explique, en effet, que la situation est pire aujourd’hui étant donné qu’en plus du népotisme, les membres du pouvoir font preuve de régionalisme en défavorisant les citoyens originaires du Sahel.
Des déclarations qui n’ont visiblement pas été au goût de la vice-présidente, Mehrezia Laâbidi, qui n’a pas hésité à l’interrompre dans son discours l’accusant d’ «énumérer les mérites de l’ancien dictateur ». Une allocution qui s’est soldée par des éclats de voix et des protestations de la part du député qui n’est pas arrivé au bout de son discours puisque la parole lui a été coupée par Mehrezia Laâbidi.










