Nous sommes mercredi, un jour de travail et il est 11 heures du matin, quand Sihem Badi (ministre des Affaires de la femme) décide de publier un énième poème (qui n’est pas tout à fait un) sur sa page Facebook.
Cette fois-ci, il s’intitule « Je ne me marierai jamais avec mon violeur ».
Il est question d’une révolution née le 14 janvier, qui a subi des tentatives de viol, d’assassinat et de vandalisme, et subi des insultes et des injures. Une révolution qui subit quotidiennement toutes formes de torture, qui a été condamnée à la peine capitale avec sursis. Une belle et jeune révolution qui a été massacrée et violentée. « Je suis une révolution qui a suffisamment de force pour résister et continuer, malgré la fatigue et l’épuisement. Je ne m’inclinerai pas, je n’abdiquerai pas, je ne me marierai pas avec mon violeur ! », conclut la ministre qui poste ses poèmes, écrits dans un arabe pas tout à fait correct, sur Facebook durant les heures de travail.











