Lors de son passage, aujourd’hui mardi 25 février 2014 à l’émission de Midi Show, animée par Naoufel Ouertani, Mahmoudi Baroudi, élu de l’ANC et membre dirigeant de l’Alliance démocratique, a donné quelques détails sur l’audition informelle tenue à huis-clos au Bardo avec les deux ministres de l’Intérieur et de la Défense.
Sans entrer dans les détails, il a indiqué que les deux ministres ont révélé que pas moins de 60% des éléments appartenant aux courants « takfiristes » ont intégré la fonction publique, plus particulièrement les secteurs de l’éducation et de l’enseignement. Un chiffre effarant, reconnaît M. Baroudi. Et d’ajouter que le ministre de l’Intérieur a fini par avouer qu’il n’y avait pas de volonté politique pour lutter efficacement contre le terrorisme.
En effet, selon les dires de Mahmoud Baroudi, l’ancien gouvernement de la Troïka avait des données disant que le groupe d’Ansar Chariâa se préparait à des actions de violences, mais il n’a rien fait pour y faire face et a dû attendre jusqu’à ce qu’on en arrive à un point de non retour. M. Ben Jeddou est allé jusqu’à accuser, toujours d’après M. Baroudi, l’ancien ministre des Affaires religieuses d’avoir refusé de collaborer en matière du contrôle des mosquées.
L’élu de l’Alliance démocratique a tenu à dire, à la fin, qu’il est inutile de regarder en arrière et que l’essentiel est de constater qu’il y un discours nouveau et que le nouveau gouvernement est conscient de la gravité de la situation et de la nécessité d’agir avec fermeté et efficacité dans le cadre du respect des lois et des droits de l’Homme.










