Le président de l’Etablissement de la Radio nationale, Mohamed Meddeb, a accordé vendredi 28 mars 2014 une interview au quotidien Echourouq, dans laquelle il explique les raisons du sit-in organisé contre lui, ainsi que les différentes grèves et manifestations dénonçant sa gestion.
Dans cette interview, Mohamed Meddeb a indiqué que ces sitinneurs sont au nombre de quatre et qu’ils ont refusé de travailler de leur plein gré.
Il a recensé divers abus qu’auraient commis ces salariés de la Radio, comme par exemple, de travailler dans d’autres organes de presse ou encore d’utiliser ouvertement les archives de la radio au profit de la télévision nationale ou de radios privées et qu’ils profitent, ainsi, indûment de l’argent public.
Mohamed Meddeb a recensé ses réalisations, selon ses propres termes, qui consistent en une salle de production et à la réouverture de la porte principale du 71, avenue de la Liberté. Il a indiqué que cette salle de production a été considérée comme une restriction des libertés par les journalistes.
Il a ajouté ensuite qu’il y a un trou de 250.000 dinars dans les caisses.
Interrogé à propos de sa candidature à l’ASBU, Mohamed Meddeb a indiqué que son parcours professionnel et ses multiples compétences témoignent en sa faveur et qu’il a occupé divers postes en Tunisie et à l’étranger. « Ma candidature à ce poste est légitime et même si l’Etat tunisien n’est pas d’accord, mon dossier passera avec l’aval d’autres pays arabes », a conclu M. Meddeb avant de rejeter les accusations quant à son appartenance à un parti de la troïka.
Technicien de la Radio Nationale et ancien membre dirigeant de la cellule du RCD de la Radio nationale, Mohamed Meddeb a été parachuté à la présidence de l’Etablissement grâce à la troïka. Tentant de changer radicalement la ligne éditoriale au profit du pouvoir dirigeant de l’époque, il s’est retrouvé face à la résistance farouche du personnel, notamment les journalistes. Il a ainsi bloqué et censuré plusieurs programmes et muté plusieurs journalistes récalcitrants tels Khaled Boumiza ou Boutheïna Gouiâa. Il lui est même arrivé d’imposer à RTCI des journalistes arabophones, juste pour les éloigner de l’antenne.
Vu qu’on ne lui connait pas d’expériences particulières autres que celle de technicien à la radio, sa candidature à l’ASBU a étonné plus d’un. Sa candidature ayant de très faibles chances de passer, vu que c’est Imen Bahroun l’ancienne présidente de la Télévision nationale qui semble être la plus compétente et favorite pour le poste, Mohamed Meddeb serait donc en train de faire du lobbying en sa faveur auprès des autres pays arabes.










