La section de Tunis de l’Ordre des Avocats a réagi dans un communiqué daté du jeudi 3 avril 2014 à l’agression de leur collègue Imen Triki le 30 mars 2014 dans un hôtel à Gafsa et au communiqué publié le lendemain par la section régionale du Syndicat des forces de Sûreté intérieure.
En effet, la section de Tunis de l’Ordre des Avocats a exprimé son extrême mécontentement face aux «attaques non justifiées» visant Me Triki qui défendait un droit personnel légitime. Elle a dénoncé, ainsi, les expressions utilisées dans le communiqué susmentionné qu’elle juge basses, dégradantes et justiciables, s’étonnant du langage utilisé, un langage de menace jugé inconvenable. La section de Tunis de l’Ordre des Avocats appelle les structures nationales du Syndicat national des forces de Sûreté intérieure à prendre leur responsabilité dans la maîtrise de leurs adhérents et à les éloigner de tout ce qui peut être une source de tension et de trouble dans cette période délicate que traverse le pays.
On note que la section régionale du Syndicat des forces de Sûreté intérieure de Gafsa avait démenti dans un communiqué la version de Imen Triki accusant l’un de leur collègue de l’agression qu’elle a subi. Pour elle, «cette femme voue une haine incompréhensible contre l’institution sécuritaire, les impliquant dans tous les tracas qui lui arrivent», estimant que « Me Triki est folle et qu’elle doit se soigner dans un organisme psychiatrique ».










