La campagne électorale pour la présidentielle a commencé et chacun de la vingtaine de candidats potentiels l’a entamée à sa manière.
Pour Abderraouf Ayadi, président du Mouvement Wafa, ce sera sous la forme d’un texte rédigé sur son profil Facebook, orné d’un Photoshop où l’on voit le candidat au palais de Carthage.
Dans ce texte, où l’on ne retrouve aucun programme économique ou social, Abderraouf Ayadi dénigre l’ensemble de la classe politique tunisienne. Il n’hésite même pas à jouer avec les noms de famille d’adversaires politiques, lui qui se proclame pieux et veut toujours paraitre comme un fidèle du Coran et de la Sunna.
Dans son texte, Abderraouf Ayadi estime, sans donner une quelconque preuve, que les sondages actuels sont falsifiés et payés. Il ne présente pas pour autant un sondage réalisé par un institut crédible, à ses yeux.
Il épingle la classe politique tunisienne qui se vante d’être appuyée par l’Occident et ses ambassades.
Ciblant le Front populaire, opportuniste à ses yeux, Abderraouf Ayadi estime qu’il n’obtiendra pas davantage qu’aux élections de 2011, ce qui explique, selon lui, que ce Front compte sur l’UGTT plutôt que le peuple. Sur quoi se base-t-il pour émettre ce pronostic ? Mystère !
Pour Abderraouf Ayadi, ce qui se passe actuellement à Gaza va avoir son impact, sans aucun doute, sur les élections en Tunisie.
Évoquant le « putsch » de 2013, réalisé avec un appui étranger et ayant conduit à la chute de la troïka, Abderraouf Ayadi estime que le résultat de ce putsch sera proche du zéro, en dépit des alliances nationales et internationales des forces contre-révolutionnaires et des moyens matériels et médiatiques importants qui ont été mobilisées à ces alliances.
Pour le président de Wafa, la révolution est une vérité et tout autre non-projet ou tout projet imposé de l’étranger n’aura aucune place sur la scène et ne sera ouï par personne.










