L’histoire est peu habituelle et hormis son aspect touchant, c’est le message d’injustice qui nous est parvenu qui semble être prépondérant.
Il s’agit de deux citoyens en garde à vue à la prison de Monastir suite à une affaire ayant eu lieu à Ksar Helal le 15 août 2014. Leur tort, selon leurs dires, est d’avoir agressé le médecin de leur père qui n’a pas détecté à celui-ci un cancer en phase terminale. Le médecin qui avait diagnostiqué au monsieur gravement malade une simple pathologie bénigne aurait accueilli les fils de celui-ci un marteau à la main. A cette agressivité les fils en question auraient riposté et un échange de violences a eu lieu, d’après la version qui nous a été rapportée.
Depuis, les deux fils en question seraient en garde à vue, alors que la loi exige qu’une garde à vue ne dure pas plus de 8 jours. En attendant un jugement, la famille des détenus a réclamé leur libération provisoire, ne serait-ce que pendant un temps court, pour leur permettre de revoir leur père agonisant une dernière fois. Mais aucune réponse favorable ne leur est parvenue. Les proches des concernés accusent en cela une relation de parenté liant le médecin impliqué dans cet échange de violence et des membres de l’autorité locale (à Ksar Helal).
« Nous ne voulons pas nous ingérer dans la justice, mais nous réclamons, ne serait-ce que pour des raisons humaines, que l’on traite les fils de ce père sur le point de quitter la vie d’une manière plus juste », nous a-t-on précisé.










