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Syndicat de sûreté républicaine : la direction des opérations centrales est infiltrée

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    Le syndicat de la sûreté républicaine a tenu, aujourd’hui vendredi 12 septembre 2014, une conférence de presse dans le but de dévoiler certains dépassements et infractions observés et étayés par des preuves au sein du ministère de l’Intérieur.

    Mohamed Ali Rouissi, secrétaire général du syndicat de la sûreté républicaine a évoqué le dossier concernant la direction générale des frontières et des étrangers. Un dossier bien garni selon ses propos où multiples dépassements ont été constatés. En effet, il s’agit d’actes perpétrés par la patronne des lieux du nom de Sonia Sommri qui livre à son mari, un membre d’un parti influent de la scène politique, des cartes d’identité, des cartes grises et d’autres documents de haute importance, et qu’il livre à son tour aux personnes intéressées. Mohamed Ali Rouissi a indiqué, de même, que c’est le chauffeur de la directrice, s’occupant des déplacements du mari, qui est allé en témoigner auprès du syndicat de la sûreté républicaine. Parmi les autres infractions citées lors de la conférence de presse, celle relative à l’octroi d’une carte de séjour au PDG de la société Movenpick, qui est de nationalité israélienne sans qu’il n’ait à se déplacer à la direction des frontières et des étrangers. Une carte qu’il a obtenue, selon les dires de M. Rouissi, illégalement et sous deux semaines et ce, contre une somme d’argent et pistonné par la direction des renseignements. Et d’ajouter que la DFE est contrôlée par des parties étrangères.

    Par ailleurs, des dépassements ont été notés au niveau de la direction des opérations centrales dont le contrôle échappe à son directeur, toujours selon déclarations du secrétaire général du syndicat. Il s’agit, essentiellement d’une infiltration de ladite direction, lorsqu’un document a fuité et a été publié dans un journal de la place. Mais encore, de passeport livré de manière illégale à l’épouse de Kamel Zarrouk le 5 mars 2014 et qui a réussi à quitter ainsi le pays.

    En outre, Mohamed Ali Rouissi a évoqué un document de la direction régionale spéciale à l’Ariana, concernant le terroriste Hichem Saâdi arrêté récemment. Ledit document fait ressortir des informations relatives à l’établissement par l’accusé d’un camp d’entraînement à Goubelat, dans lequel des Libyens et des Algériens s’entraînent au maniement des armes. « Bien qu’informés de tous ces renseignements, ni la direction régionale ni le ministère de l’Intérieur n’ont réagi jusqu’à ce que deux de nos collègues aient été lâchement assassinés par des terroristes sur leur lieu de travail » précise Mohamed Ali Rouissi. Il a ajouté que Hichem Saâdi lorsqu’il a été arrêté, se baladait en moto (Vespa) sur la route de Raoued, comme tous les jours, et il n’a pas été inquiété auparavant. Or, l’unité qui a procédé à son arrestation avait précisé qu’il était sous surveillance pendant une longue période avant qu’il ne soit piégé par la police.

    S’agissant du cas de Kamel Zarrouk, un terroriste de renommée, le secrétaire général du syndicat a souligné que tout au long de trois semaines, le syndicat n’a eu de cesse de clamer qu’il a fuit d’une mosquée avec l’aide de siens pour s’établir en Libye où il prépare une katiba (brigade) pour revenir en Tunisie et semer le chaos. En outre, les deux terroristes Aboubaker Al Hakim et Lotfi Ezzin ont réussi à leurs tours à s’en fuir au moment où la brigade spéciale se préparait à les arrêter à leurs domiciles, prétextant par la suite qu’ils se sont trompés d’adresse.

    Nadya B’CHIR

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