Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail a annoncé, à l’issue d’une réunion d’urgence tenue ce vendredi 14 novembre 2014 dans un communiqué, sa décision de poursuivre en justice les agresseurs de son secrétaire général Houcine Abassi ainsi que les instigateurs de cette attaque. Il précise qu’une enquête a été ouverte et qu’il présentera au ministère public tous les documents, les preuves et les témoignages dont il dispose.
La centrale syndicale considère que cette attaque a été préméditée depuis jeudi matin par des personnes étrangères du travail syndical et qui appartiennent à des parties connues. Elle explique à ses ennemis, dans ce même document, que leurs pratiques (procès, harcèlement, atteinte à son image, etc.) et leurs attaques ne sont pas capables de la perturber ni de la déstabiliser. Elle a appelé, ses structures et ses adhérents à s’unir, à être vigilants et prêts à défendre leur organisation. Elle a appelé, aussi, ses cadres à la retenue et à pas tomber dans le piège des agresseurs.
Notons que plusieurs parties politiques et de la société civile ont vivement condamné cette attaque, notamment l’UTICA, l’Ordre des Avocats, la Ligue tunisienne de Défense des droits de l’Homme (Mokhtar Trifi), Nidaa Tounes, Ennahdha, Al Watad (Zied Lakhdhar et Mohamed Jmour) et le Courant populaire (Mourad Amdouni, Mbarka Brahmi et Souad Chéfi). Le secrétaire général Taïb Baccouche a considéré, dans une déclaration à la TAP, que cette attaque représente un indice du retour des anciennes pratiques, qui coïncide avec la prolifération d’un discours haineux appelant à la violence. Pour sa part, l’UTICA et Ennahdha ont exprimé, chacun dans son communiqué, leur soutien avec Houcine Abassi, leur refus à toute forme de violence verbale ou physique et ont appelé à contrer ce genre de pratique et à la poursuite judicaire de ses agresseurs.










