Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Querelle d’experts autour de la demande de Moncef Marzouki à Béji Caïd Essebsi

Le président de la République, Moncef Marzouki a annoncé, dans la soirée de vendredi 21 novembre 2014, qu’il a envoyé une correspondance officielle à l’endroit du président du parti majoritaire dans le nouveau Parlement, Béji Caïd Essebsi, afin de lui demander de désigner le prochain chef de gouvernement dans un délai de sept jours. Le candidat à sa propre succession a justifié cette action, en arguant que le chef de l’Etat est tenu de garantir l’application de la Constitution et qu’il a agi en vertu de ses dispositions.

Toutefois, le texte de la Constitution semble accepter différentes interprétations. Selon, le secrétaire général de l’Association tunisienne du droit constitutionnel, Chaouki Gaddes, il serait possible que le nouveau chef du gouvernement soit nommé une semaine après l’annonce des résultats définitifs des législatives. Il précise que juridiquement parlant, toute attente serait un dépassement de la Constitution. M. Gaddes rejoint donc, la proposition faite par Marzouki à Béji Caïd Essebsi.

Un autre expert, le professeur en droit constitutionnel Amine Mahfoudh, contredit cette interprétation, signifiant que l’actuel président de la République est incapable juridiquement de charger le parti ayant eu la majorité aux législatives, de former un gouvernement. Ainsi, il a souligné que seul un président élu peut prétendre à cette action, et ce conformément à la Constitution. Or Moncef Marzouki n’a jamais été élu au suffrage universel. 

I.L.

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *