Dans une interview accordée au journal algérien Al-Khabar, publiée en date du 29 novembre 2014, le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, s’est exprimé sur divers sujets liés notamment au terrorisme.
Le ministre affirme qu’il y a eu de sérieuses menaces terroristes pendant le premier tour de l’élection présidentielle. Les mouvements des groupes terroristes se sont accentués de manière assez remarquable pendant la période précédant le scrutin, a-t-il précisé. Et d’ajouter que le ministère de l’Intérieur a gardé la discrétion sur ce point pour ne pas effrayer les Tunisiens, pour éviter de perturber le cours des opérations de vote et affecter le taux de participation. « Pour neutraliser ces menaces, nous avons étoffé notre présence dans les entrées des villes, bloqué tous les accès, et pris des dispositions de sécurité particulières au niveau des bureaux de vote situés dans les zones à risque » a-t-il expliqué.
Lotfi Ben Jeddou ajoute que la stratégie de lutte anti-terroriste sera, désormais, plus offensive. « Maintenant que notre armée est en possession des équipements nécessaires, les terroristes seront traqués dans les hauteurs » a-t-il expliqué en substance.
Lotfi Ben Jeddou a révélé, par ailleurs, que certains riches des pays du Golfe, parmi ceux qui adoptent la pensée « takfiriste », financent ces groupes terroristes, ajoutant que la rançon payée par certains Etats européens à la Qaïda au Mali avait servi, en partie, à la brigade de Okba Ibn Nafâa pour acheter des armes.
Au sujet du conflit libyen, le ministre a considéré que la situation dans ce pays présente un danger qui pèse sur la sécurité de la Tunisie et de l’Algérie « La situation là-bas ressemble à une bombe à retardement » a-t-il lâché, affirmant, à ce propos, l’existence de 12 avions disparus en Libye et précisant que ceux-ci pourraient éventuellement être utilisés par les terroristes dans des opérations de démonstration de force pour troubler la sécurité de leurs voisins.










