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Ahmed Baraka regrette les propos de son collègue sur la reconnaissance d’un émirat à Châambi

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    Le Secrétaire d’Etat aux Affaires arabes et africaines Touhami Abdouli a reçu, mardi 3 mars 2015, le ministre libyen de l’Intérieur du gouvernement Tobrouk, le colonel Ahmed Baraka, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié mercredi.
    La rencontre a permis de passer en revue l’évolution de la coopération bilatérale et les perspectives de son développement.

     

    A cette occasion M. Baraka a regretté les déclarations du président de l’Instance générale libyenne de la communication et de la culture Omar Kouiri, soulignant qu’elles sont «unilatérales et ne représentent pas la position du gouvernement Tobrouk». Il a ajouté, dans ce contexte, qu’un porte-parole du gouvernement libyen a été nommé et qu’il est le seul habilité à exprimer la position des autorités libyennes. Il a, également, exprimé la compréhension de son gouvernement face à la position tunisienne sur le dossier libyen et son engagement à protéger sa communauté.
    Pour sa part, M. Abdouli a exprimé le mécontentement et l’irritation de la Tunisie suite aux déclarations du président de l’Instance générale libyenne de la communication et de la culture qui, «ont été perçues comme une atteinte au prestige et à la souveraineté de la Tunisie et représentent une atteinte à sa sécurité nationale», a-t-il affirmé, ajoutant que la Tunisie ne ménage aucun effort pour appuyer la légitimité et soutenir un dialogue national entre les différentes parties libyennes.

     

    On rappelle que Omar Kouiri avait réagi aux déclarations du ministre des Affaires étrangères Taieb Baccouche, dans une interview accordée à Akher Khaber, sur la reconnaissance tunisienne de deux gouvernements en Libye, en déclarant «nous vous annonçons la nouvelle de l’établissement d’un Emirat islamique au Mont Châambi et nous affirmons notre engagement à nous tenir à égale distance du gouvernement de Carthage et de celui de Châambi». Pour lui, il est illogique et absurde de reconnaitre deux gouvernements : un légitime et un autre illégitime.

     

    I.N

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