En marge de la célébration du parti d’Ennahdha de la journée internationale de la femme, aujourd’hui, dimanche 15 mars 2015, le chef du parti islamiste, Rached Ghannouchi a critiqué, sur les ondes de Shems FM, le traitement l’ancien gouvernement du dossier libyen.
M. Gannouchi a indiqué que l’ancien gouvernement n’a fait aucun effort pour la réconciliation en Libye, en prenant parti avec ceux qui contrôlent la partie Est du pays. Et d’ajouter que le gouvernement actuel a commencé à rétablir la situation à travers la mise en place de deux consulats, un à l’Est et l’autre à l’Ouest.
Toutefois, le chef du parti Ennahdha a considéré que ceci reste encore insuffisant, puisque les étapes de la réconciliation vont d’Istanbul à la Suisse et du Maroc vers l’Algérie, alors que la Tunisie est restée en retrait prônant « la réconciliation nationale », « C’est un réel manquement de la diplomatie tunisienne, et ça ne reflète en aucun cas l’intérêt national de la Tunisie », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, il a indiqué que 250 chefs libyens ont été interdits d’entrer sur le territoire tunisien par l’ancien gouvernement, « il y a 4 ou 5 jours, j’ai dû intervenir, personnellement, en faveur de Fathi Bach Agha, qui participait à des négociations au Maroc et devait passer par l’aéroport tunisien et il a été interdit d’entrer. Je me suis, donc, posé la question : Comment peut-il être classé en tant que terroriste alors qu’il négocie dans le cadre des nations unis ! », a –t-il dit en substance.
S.H










