Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Delanoë : Il ne faut pas laisser la Tunisie seule face à des barbares !

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00


     L’ancien maire de Paris né à Bizerte Bertrand Delanoë a réagi, dans une interview accordée à l’édition de jeudi 19 mars 2015 à l’émission de France Envoyé Spéciale, à l’attentat du musée du Bardo qui a fait 23 morts et 47 blessés.

     

    «Un choc, j’ai été bouleversé comme les Tunisiens et j’ai ressenti à peu près les mêmes choses qu’au moment des attentats à Charlie et à l’Hyper Cacher», a confié M. Delanoë, expliquant avec émotion «ici, c’est mon pays c’était ma ville Paris et la Tunisie c’est mon pays de choix culturel et affectif. Ce sont les imbrications de la vie qui font que je me sens français et tunisien. Je sais donc la douleur que ça représente pour ce peuple courageux, généreux, ouvert. Je suis sûr qu’il saura s’unir dans une détermination pour surmonter l’épreuve».

     

    Bertrand Delanoë a reconnu être « touché » par ces événements étant donné qu’il «connaît la vie en Tunisie de l’intérieur. Je sais que les Tunisiens depuis 4 ans ont été immensément courageux». L’ancien maire de Paris ajoute «ce sont eux qui ont renversé la dictature et pas les dirigeants politiques ou des partis. Et lorsqu’il y a eu de grandes épreuves depuis 4 ans des militaires assassinés des personnalités politiques, c’est le peuple tunisien qui a réagi et qui a fait cédé ce qui devait céder d’abord pour qu’il y ait une constitution démocratique avec les droits universels, la liberté d’expression, l’égalité homme femme puis pour qu’il y ait des élections totalement transparentes et totalement honnêtes. Aujourd’hui, la Tunisie n’est plus dans phase de transition, puisque le peuple a choisi pour les 5 ans qui viennent ses députés et son président, tout ça dans les 4 ans ! C’est ce moment-là que les terroriste ont visé pour atteindre la démocratie et pour tenter d’accentuer la fragilité sur un certain nombre de sujets».

     

    M. Delanoë a indiqué que les terroristes ont voulu atteindre le cœur de la démocratie après les révolutions arabes, amis «mais ils n’y arriveront pas», a-t-il affirmé, précisant «j’avais ce matin (le lendemain de l’attentat) au téléphone le président Caïd Essebsi et je sentais que cet homme sage de 88 ans était empreint de la gravité du moment et de ce besoin d’unir tous les enfants de la Tunisie quelles que soient leurs opinions et leurs particularités pour que ce soit le peuple tunisien tout entier qui fait face à cette épreuve». M.Delanoë  s’est dit conscient qu’il faut que la France et l’Europe soient présentes aux côtés de la Tunisie : «Les attentats de Paris à Copenhague à Tunis, c’est le même combat, un combat pour la dignité humaine, pour la sécurité des peuples et leur droit à choisir d’être libres».

     

    Pour conclure Bertrand Delanoë affirmé qu’il reste plein d’espoir : «Le peuple tunisien a la capacité de surmonter ça, mais il ne faut pas le laisser seul face à des barbares, des assassins. Face à ceux qui veulent les déstabiliser. La démocratie doit réussir en Tunisie».

     


    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *