Dans des témoignages diffusés, aujourd’hui lundi 23 mars 2015, sur la chaîne de Nessma TV, le père, des membres de la famille et des amis de Yassine Laâbidi, un des deux terroristes tués à l’issue de l’attaque perpétrée au musée du Bardo le 18 mars, assurent que le jeune menait une vie ordinaire, dans son quartier à El Omrane Supérieur, jusqu’en 2012 quand il a commencé à changer de mode de vie en faisant la prière régulièrement et en devenant plus renfermé.
Son père assure qu’il n’a pas changé de fréquentations sauf le fait qu’il va régulièrement à la mosquée tout en citant un épisode de son absence pendant près d’un mois. « Il avait dit qu’il allait à Sfax pour tenter une opportunité d’emploi », précise encore son père.
Ses amis disent de lui qu’il était trop calme, à la limite du mystérieux, il venait souvent au café du quartier pour prendre sa boisson en solo. Un autre témoin, d’apparence salafiste barbu, affirme qu’il n’est pas comme les autres salfistes dans le sens où il parlait trop peu.
Abordant la journée du drame, le père indique qu’il s’est levé tôt comme à son habitude pour aller à la mosquée. « Je lui ai dit que sa mère lui demande de lui ramener du pain et m’a répondu par l’affirmative », ajoute le père avant de conclure sur un ton plein d’amertume : « Mon fils est, maintenant mort et ne reviendra plus, mais ce qui me fait de la peine, ce sont les regards des gens. Alors, je demande aux autorités compétentes de rechercher les vrais coupables et de les punir, ceux qui détournent les jeunes et les incitent à se lancer dans cette voie dite de jihadisme ».
S.H










