Le message donné par Habib Essid, chef du gouvernement, et Othman Battikh, ministre des Affaires religieuses, est fort.
vendredi 3 avril 2015 est le premier vendredi que va vivre la mythique mosquée Zitouna sans l’autoproclamé imam Houcine Laâbidi. En dépit des multiples jugements à son encontre, cet imam a toujours refusé de quitter la mosquée et s’est montré systématiquement agressif quand les autorités cherchaient à le déloger. Son manège a pris fin samedi dernier, la mythique mosquée a été libérée. Le monument historique a été trouvé dans un état de délabrement terrifiant et on serait tombé sur des documents prouvant des actes de malversation.
Pour ce premier vendredi, d’après évacuation, Othman Battikh devait prononcer le prêche hebdomadaire. L’annonce allait déclencher une polémique puisqu’il a toujours été question de séparer la religion du politique et que l’opinion publique a toujours critiqué les dirigeants de la troïka quand ils avaient ce type de comportement. Habib Essid a remis les choses dans leur contexte et a appuyé son ministre. Il a, en effet, montré que leur présence à la mosquée Zitouna en ce vendredi n’est qu’un message que l’Etat commence petit à petit à reprendre ses droits dans ce pays où l’anarchie était devenue une règle, jusqu’à nos plus prestigieuses institutions religieuses.










