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Des lettres de Bourguiba retrouvées dans un appartement parisien

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    Rami Chaari est un jeune architecte tunisien qui exerçait à Paris en 2012. Lors d’une journée de travail ordinaire, où il devait lancer un chantier pour le réaménagement d’un duplex dans un hôtel particulier à « rue de la pompe » au 16e arr, Rami Chaari fait une découverte, pour le moins stupéfiante.

    Alors qu’il se rend sur les lieux pour rencontrer le propriétaire de l’appartement et engager les travaux, celui-ci, en apprenant qu’il est Tunisien, lui confie que lui aussi a des origines tunisiennes et que son grand-père était un destourien et ami de Bourguiba, ce dernier aurait même résidé dans l’appartement en question. Plus tard, ils découvriront dans l’appartement des lettres que Bourguiba avait écrites lors de son exil à La Galite entre 1952 et 1953.

    Au premier abord, on ne peut que deviner l’auteur de la lettre grâce, notamment, à son encre verte fétiche. A la lecture on y découvre un Bourguiba peiné mais serein, exilé mais gardant, comme il le dit, « le moral intact». Il était affecté et fatigué mais heureux d’être utile à son pays, de « contribuer à donner au peuple tunisien une âme collective, un sens aigu de la solidarité nationale ». Bourguiba précise dans sa lettre, datant du 29 mars 1953, et adressée à une certaine Lucienne pour qui il semble avoir beaucoup d’affection, que le cauchemar de l’occupation ne durera plus, et que quand la répression frappe à tort et à travers, c’est que la fin est proche. Habib Bourguiba demande, entre autres, à Lucienne, des nouvelles de Mohamed Masmoudi, et à ce que qu’on lui fasse parvenir à son geôle « par la poste aérienne, le numéro de La Nef, cahier n°2, la nouvelle série intitulée Maroc et Tunisie ».

    Drôle de hasard, ou clin d’œil de la part de celui qui a consacré sa vie et son combat à faire en sorte qu’un jour un architecte tunisien, diplômé d’une école d’architecture tunisienne puisse travailler à Paris, nul ne saurait l’affirmer. D’après Rami Chaari, l’affaire est actuellement entre les mains de la présidence de la République et des canaux diplomatiques, qui vont œuvrer pour que ces lettres soient exposées au musée de Bourguiba.

    M.B.Z



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