Amel Karboul est revenue sur la polémique suscitée par son dernier discours à TEDxBerlin. Un discours qui, rappelons-le, lui a attiré les foudres de la presse tunisienne et des critiques virulentes sur les réseaux sociaux. Certains de ses propos ont également été démentis par la Fédération tunisienne de l\’hôtellerie et ont exaspéré l\’équipe de l\’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomâa.
L’ancienne ministre du Tourisme a répondu aux commentaires sur son discours de Berlin lors d’une conférence de presse où elle présentait au public allemand son dernier livre. Elle précise qu’elle n’a jamais prétendu être « à l’origine du bien vivre-ensemble en Tunisie entre les communautés », car « il existait bien avant elle et il continuera à exister après elle ».
Se défendant, Amel Karboul ajoute que « nier le fait qu’il y ait eu une levée de boucliers sur l’entée d’Israéliens sur le sol tunisien » c’est nier « une réalité factuelle ». Elle rappelle, au passage, que cela lui a valu d’être auditionnée « dans des conditions très dures au parlement ».
Aussi, poursuit-elle, l’amalgame, chez certains, entre juifs et Israéliens, est une « évidence factuelle » que personne ne peut nier. « Mais nier que j’ai toujours essayé de faire au mieux et d’apporter le plus pour mon pays que j’aime par-dessus tout c’est encore nier une autre évidence », a-t-elle lâché avec émotion en essayant de retenir ses larmes.
Visiblement chagrinée par les critiques récoltées, l’ancienne ministre de Mehdi Jomâa a considéré que « la Tunisie est une trop grande nation pour qu’on résume les débats qui la traversent aujourd’hui à des polémiques, en isolant des phrases de leur contexte par des traductions incomplètes et approximatives ».
E.Z.










