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Abderrahim Zouari : Le prochain gouvernement doit réduire le nombre de ses ministres

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    Abderrahim Zouari s’est exprimé sur les ondes de Mosaïque Fm, jeudi 14 juillet 2016, pour revenir sur la signature de l’accord de Carthage hier mercredi 13 juillet et analyser la situation politique actuelle à la lueur des expériences politiques passées.  

     

    A la question du journaliste sur le pourquoi de la présence de Abderrahim Zouari  lors de la signature de l’accord de Carthage, l’ancien ministre répond qu’il était présent parce que le chef de l’Etat le lui a personnellement demandé. Il indique : « Béji Caïd Essebsi m’a convié au palais pour assister à la signature de l’accord de Carthage. Nous avons parlé longuement de la situation du pays, il est, en effet, le mieux placé pour en parler. J’ai assisté aux concertations de façon indirecte car je suis hors parti. Durant cette entrevue, le chef de l’Etat a indiqué que chacun doit assumer ses responsabilités ».

     

    M. Zouari a ajouté que sa réunion d’avec le chef de l’Etat a été l’occasion d’établir un parallèle entre la situation politique actuelle et celle sous Bourguiba où un dialogue national avait été instauré par le leader.  Il indique que les deux situations sont différentes surtout parce que l’UGTT a participé à l’initiative présidentielle de BCE, ce qui est insolite.

     

    L’ancien ministre, qui tire ainsi les leçons du passé,  a également indiqué être très fier de l’élaboration de l’accord de Carthage, il a félicité l’ensemble des parties prenantes à l’initiative présidentielle qui ont travaillé dans un esprit de concorde. Il déclare : « C’est un évènement historique qui marque un retour de l’optimisme ».

     

    A propos du futur gouvernement, il fait état de sa volonté de voir le consensus politique s’élargir davantage, il mentionne également la nécessité de respecter le gouvernement sortant pour les réalisations qu’il a permit dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, l’établissement de la démocratie et les avancées en terme de liberté d’expression. Il ajoute que les lacunes de ce gouvernement résident principalement dans la prise de décision et l’exécution des décisions prises.

     

    Pour Abderrahim Zouari, le prochain gouvernement doit s’atteler à résoudre les problèmes économiques et sociaux mais aussi à re-centraliser le pouvoir qui est selon beaucoup trop démembré. Il déclare : « Nous avons beaucoup trop de ministères, il faut réduire leur nombre pour parvenir à un gouvernement restreint de ministres experts. La fonction du secrétaire d’Etat doit également être réintégrée. Ce devra être un petit gouvernement avec de fortes compétences car la dispersion actuelle des potentiels est nocive au pouvoir ».


    K.H


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