Les avocats ont décidé d’organiser une assemblée générale extraordinaire pour décider la marche à suivre après le refus du gouvernement de se soumettre à leurs revendications. Cette assemblée aura lieu ce samedi au Grand Hôtel, à El Menzah 7 et survient trois jours après leur grève générale survenue hier et caractérisée par un certain nombre de dépassements.
Dans un courrier envoyé aujourd’hui jeudi 24 novembre 2016 aux médias, les avocats estiment que le gouvernement, et particulièrement le ministère des Finances, traite d’une manière « dangereuse et négative » le projet de Loi de finances 2017 dans la partie relative à la fiscalité des avocats. Ils disent que le gouvernement serait revenu sur ses promesses. Ils ambitionnent maintenant de faire supprimer tous les textes, ciblés, qui les touchent.
D’un autre côté, plusieurs corporations et observateurs estiment que les avocats cherchent à obtenir une discrimination illégitime avec une fiscalité avantageuse et différente des autres contribuables. Prétexte : ils font un travail militant et offrent, parfois, des prestations gratuites.
Selon les chiffres en circulation, sur près de 7500 avocats, moins de 3000 ont fait une déclaration l’année dernière auprès des services des impôts, soit 40%. Les avocats paient en moyenne quelque 1100 dinars d’impôt par an, cinq fois moins qu’un enseignant universitaire.
En dépit de toute la polémique et de la mobilisation spectaculaire, un bon nombre d’avocats estime que les revendications de leur corporation sont illégitimes. Quant aux questions du militantisme et d’altruisme, elles toucheraient, d’après ces professionnels, moins d’une centaine de robes noires.
R.B.H.










