Plusieurs députés se sont retirés durant la réunion de la commission de législation générale chargée d’examiner le projet de loi de réconciliation, le jeudi 6 juillet 2017, jugeant cette loi comme « légalisant le blanchiment de la corruption ».
La députée Afek Tounes, Hajer Ben Cheikh Ahmed, a déclaré qu’elle se retire définitivement de l’examen du projet de loi de réconciliation. « Je considère que le gouvernement est en train de franchir un grand pas vers la lutte contre la corruption, je ne comprends pas pourquoi cette loi a pris autant de temps alors que d’autres lois suscitent encore l’examen ». « Si quelqu’un est suspecté de corruption, il y a les juges qui feront leur travail. Je ne vois toujours pas pourquoi doit-on autant s’attarder sur ce projet de loi à part la volonté de blanchir les corrompus », a-t-elle ajouté.
Mongi Rahoui, député du Front populaire s’est également exprimé considérant que cette loi de réconciliation ne sert que Nidaa Tounes et Ennahdha afin de blanchir la corruption durant le gouvernement de la Troïka « c’est un accord entre Ennahdha et Nidaa tounes ». « Je pense que c’est une honte ! », a-t-il affirmé.
Après le retrait de Hajer Ben Cheikh Ahmed et de Nadhir Ben Ammou du bloc Ennahdha, des députés du Front populaire et du courant démocratique ont boycotté cette réunion. Notons que la version de la loi examinée aujourd’hui a été modifiée par la présidence de la République et ne concerne plus les crimes de change
W.N










