L’ancien président de la République, Moncef Marzouki est revenu sur les circonstances ayant entouré la démission du Général Rachid Ammar, durant la 22ème partie de l’émission « Chahed Ala Asr », diffusée dimanche 27 août 2017, sur la chaîne qatarie Al Jazeera.
Moncef Marzouki affirme qu’il avait senti le danger s’approcher après la démission de Rachid Ammar qui coïncidait avec le putsch en Egypte, et que les choses en Tunisie pouvaient prendre la même tournure.
« L’Etat a accordé tout le soutien nécessaire à Rachid Ammar, sauf que la Tunisie vivait dans une période de liberté d’expression, et toute personne pouvait faire l’objet de critiques, qui n’épargnaient, même, pas le président de la République », indique-t-il.
Il a ajouté qu’après le départ de Rachid Ammar, il a estimé que les dirigeants sécuritaires et militaires n’étaient pas désignés de manière objective, chose qu’il l’a amenée à effectuer des changements à la tête de l’armée sur la base de la compétence.
« Lorsque j’ai vu ce qui s’est passé en Egypte, je me suis dit que je serais le prochain sur la liste. J’ai commencé à me préparer. Il était clair qu’on voulait achever les révolutions arabes, et tout le monde connait le pays du Golfe qui se cache derrière ce sujet. Pour cela, j’ai essayé d’accélérer la rédaction de la Constitution, et je me suis dit que la tempête arrive », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il a indiqué qu’il est nécessaire d’enseigner aux nouvelles générations comment les révolutions sont avortées, à l’instar de ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte.
Rappelons, que Moncef Marzouki avait, déjà, accusé Rachid Ammar de désobéissance et lui a fait porter la responsabilité du cafouillage lors de l’attaque de l’ambassade américaine du 14 septembre 2012.
S.H










