« La Tunisie va dans la bonne direction avec les récentes réformes du marché libre et un budget de 2018 qui appelle à une augmentation des prix et des taxes » a déclaré hier, lundi 29 janvier 2018, Jihad Azour, directeur du département Moyen-orient et Asie centrale du FMI, à l’agence Reuters.
Jihad Azour a souligné, en marge de sa participation à une conférence régionale de haut niveau qui se tient à Marrakech, qu’il était important d’améliorer le climat des affaires en Tunisie et de poursuivre les réformes du secteur public dont la masse salariale est d’environ 15% du PIB, « l’un des niveaux les plus élevés au monde ».
« Toute réforme a sa phase de transition. Pendant la phase de transition, ce qui est important est de s’assurer de détenir les bons facteurs d’atténuation, les bons programmes sociaux » a-t-il poursuivi, faisant référence aux manifestations qui ont secoué le pays en janvier, suite au vote de la Loi de finances 2018.
« La réforme du secteur public et la réduction des subventions des carburants, qui ont surtout profité aux riches, vont libérer les charges publiques pour des dépenses sociales plus ciblées » a enfin précisé Jihad Azour.
M.B.Z










