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Béji Caïd Essebsi : Avec Macron, on s’entend bien!

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    Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a donné une interview ce jeudi 1er février 2018, au journaliste français Jean-Pierre Elkabbach retransmise en direct ce matin sur la chaîne d’informations C News.

    Enregistré au palais de Carthage, qui a accueilli hier le président français, Emmanuel Macron, en visite d’Etat en Tunisie jusqu’au 2 février, l’entretien a été l’occasion de revenir sur les relations qui unissent les deux pays mais aussi les deux chefs d’Etat. « Ça a toujours marché entre la France et la Tunisie et entre moi-même et Emmanuel Macron et les relations entre nos deux pays vont repartir sur de nouvelles bases avec des perspectives d’avenir. D’ailleurs, avec M. Macron, nous avons beaucoup parlé des jeunes et nous avons évoqué sans détours les problèmes pour les résoudre avec clarté… Emmanuel Macron est un homme sincère qui a le courage de ses opinions il est aussi un homme d’ouverture et d’avenir et on s’entend bien ! » a déclaré BCE.

     

    Sur une éventuelle reconversion de la dette tunisienne qui s’élève à deux milliards de dinars, le président a souligné que la France a déjà reconverti 90 millions d’euros et que la dette est loin d’être le seul sujet de coopération entre les deux pays. Il a estimé, en réponse à la question de Jean-Pierre Elkabbach sur les mesures d’austérité « imposées par le FMI et qui ont conduit à un soulèvement populaire en janvier », que les relations entre le Fonds monétaire et la Tunisie sont basées sur des négociations, des résultats et le respect des engagements.

     

    « Vous savez, ce n’est pas le FMI qui vient vers vous, c’est vous qui allez le solliciter, on fait un faux procès au FMI alors qu’il ne fait que nous donner les moyens dont nous avons besoin pour engager le changement » a estimé le président de la République. Egalement interrogé sur la « pérennité » de la démocratie tunisienne, Béji Caïd Essebsi s’est montré optimiste soulignant que le processus engagé est « irréversible » et que la clé pour la réussite du système tunisien c’est d’abord la femme et ensuite d’avoir pu démontrer que l’islam est compatible avec la démocratie.

     

    Quant à la coalition avec Ennahdha, BCE a préféré rester évasif sur le sujet lançant un simple « tant que ça dure, c’est bon ! Ce n’est pas le moment d’entrer dans des règlements de compte ».

     Pour finir, le chef de l’Etat a été interpelé sur la question de « l’héritier au pouvoir » faisant évidemment référence à son fils Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif du parti qu’il a fondé. « Je n’ai pas d’héritier, ce sera la nouvelle génération qui m’héritera, quant à mon fils il fait de la politique, il en a le droit. Il n’est ni ministre ni gouverneur, il est juste membre d’un parti. D’ailleurs, aucun membre de ma famille n’a de poste clé au pouvoir, on me fait un faux procès sur ce sujet » a expliqué Béji Caïd Essebsi.

     

    M.B.Z

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