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Municipales : L’Union civile accuse Nidaa Tounes de graves dépassements  

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L’Union civile a tenu, ce vendredi 16 février 2018, à Tunis, un point de presse afin de présenter la position de cette coalition vis-à-vis les élections municipales, et ce à l’occasion du début officiel de la période électorale, en présence d’un nombre de présidents de partis adhérant à ce collectif notamment Issam Chebbi, Yassine Brahim, Mehdi Jomâa, Ridha Belhaj et Ahmed Néjib Chebbi.

 

En effet, 11 partis politiques essentiellement centristes à l’instar d’Afek Tounes, d’Al Badil, d’ Al Jomhouri, de Tounes  Awalan ou encore d’Al Massar , des associations de la société civile ainsi que des indépendants avaient annoncé la création d’une coalition électorale qui se présentera aux élections municipales.

Cette coalition électorale devait initialement se présenter par 48 listes, 2 par gouvernorat, dans le chef lieu ainsi que dans la circonscription municipale la plus peuplée. Ce nombre devrait s’élever jusqu’à 100 listes selon le secrétaire général d’Al Jomhouri, Issam Chebbi, ainsi que la majorité des listes électorales sont présidées par des indépendants.

 

En plus des listes coalisées, les partis formant cette alliance présenteraient leurs propres listes dans d’autres circonscriptions municipales et apporteront leur soutien à d’autres listes indépendantes.

Issam Chebbi a également souligné que le plus gros problème auquel les élections municipales sont confrontées est l’absence de neutralité administrative. Selon lui, il existe plusieurs cas de gouverneurs qui se sont mobilisés pour soutenir certaines listes appartenant à Nidaa Tounes ce qui s’oppose au principe de l’équité des chances entre tous les candidats. En outre, le secrétaire général d’Al Jomhouri a indiqué qu’il existe plusieurs dépassements au niveau de l’administration notamment la complexité des procédures administratives comme la lenteur dans l’obtention de certains documents.

M. Chebbi a également appelé l’ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections) à ne pas publier les sondages d’opinion qui pourraient influencer l’opinion publique et par la suite les choix électoraux. Il a, par ailleurs, réitéré l’attachement de l’Union civile à déterminer un délai pour l’approbation de la loi sur les collectivités locales.

 

Pour sa part, Ridha Belhaj, coordinateur du parti Tounes  Awalan a affirmé que l’ISIE avait mis des conditions dures à remplir, voire « illégales » et que son discours et ses positions n’étaient pas clairs. Il a été également question de critiquer l’intervention du parti au pouvoir dans la formation des listes électorales à travers son encouragement à certaines personnes à se porter candidat ou encore entraver l’action de l’Union civile. Selon lui, ces infractions qui contribueront à orienter les élections dès le début ne sont pas moins dangereuses que d’intervenir le jour même du scrutin afin de manipuler l’issue des élections.

 

B.L

 

 

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